
PH:DR La rage, Une maladie mortelle, mais évitable
A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la rage, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à travers son Centre régional de santé animale (CRSA), appelle les États membres, les services de santé humaine et animale, les collectivités, les communautés et les partenaires à renforcer leurs efforts conjoints pour prévenir et éliminer les décès humains dus à la rage.
Célébrée cette année sous le thème « Plus forts ensemble », cette journée rappelle que l’élimination de la rage est une responsabilité collective qui nécessite une action coordonnée selon l’approche « Une seule santé ».
Une maladie mortelle, mais évitable
Transmise principalement par la salive d’animaux infectés, notamment à la suite de morsures ou de griffures de chiens, la rage est presque toujours mortelle dès l’apparition des signes cliniques.
À l’échelle mondiale, la rage provoque environ 59 000 décès humains chaque année, dont près de 40 % concernent des enfants de moins de 15 ans. En Afrique, les estimations de l’OMS font état de plus de 21 000 décès humains annuels attribuables à la rage transmise par les chiens.
Dans l’espace CEDEAO, les données disponibles restent incomplètes en raison notamment de la sous-détection et de la sous-notification ; toutefois, au cours du premier trimestre 2026, sur les 786 foyers de zoonoses prioritaires rapportés par les États membres, 305 étaient liés à la rage animale, soit 38,8 % de l’ensemble des foyers notifiés, confirmant que la rage demeure un problème majeur de santé publique et de santé animale.
La vaccination des chiens, la surveillance, la gestion des chiens errants, la sensibilisation communautaire et l’accès à la prophylaxie post-exposition constituent les principaux piliers de prévention.
EN CAS DE MORSURE OU DE GRIFFURE : AGIR IMMÉDIATEMENT !
Toute morsure ou griffure par un animal potentiellement infecté doit être considérée comme une urgence. Une attention particulière doit être accordée aux enfants. Les familles et les établissements scolaires doivent les sensibiliser à éviter les chiens inconnus ou errants et à signaler immédiatement toute morsure ou griffure. Les mesures urgentes à mettre en œuvre :
- LAVER immédiatement la plaie avec beaucoup d’eau et du savon pendant au moins 15 minutes.
- DÉSINFECTER, si possible, avec un antiseptique approprié.
- CONSULTER IMMÉDIATEMENT un professionnel de santé afin d’évaluer le risque et, si nécessaire, commencer la prophylaxie post-exposition.
- NE PAS ATTENDRE l’apparition de symptômes : lorsque les signes cliniques apparaissent, la rage est presque toujours mortelle.
- SIGNALER l’animal aux services vétérinaires compétents, particulièrement s’il est errant, inconnu, malade ou présente un comportement inhabituel
- Agir ensemble pour « Zéro décès humain dû à la rage canine »
La CEDEAO réaffirme son engagement à contribuer à l’objectif mondial « Zéro décès humain dû à la rage canine à l’horizon 2030 ». Elle réaffirme l’importance d’une approche « Une seule santé », pour renforcer la mobilisation et la mise à disposition des ressources nécessaires à la prévention, à la surveillance et au contrôle de la rage.
A propos de la CEDEAO
C’est le 28 mai 1975 que les chefs d’État et de gouvernement de quinze pays d’Afrique de l’Ouest ont créé la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en signant le traité de la CEDEAO, à Lagos, au Nigeria.
Le traité de Lagos a été signé par les 15 chefs d’État et de gouvernement du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Liberia, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, de la Sierra Leone, du Sénégal et du Togo, avec pour mission déclarée de promouvoir l’intégration économique dans la région. Le président sénégalais était représenté par le ministre des Affaires étrangères. Le Cabo Verde a rejoint l’Union en 1977. Le seul membre arabophone, la Mauritanie, s’est retiré en décembre 2000. La Mauritanie a récemment signé un nouvel accord d’association en août 2017. Le 29 janvier 2025, le Burkina Faso, le Mali et le Niger se sont officiellement retirés de la CEDEAO.
Les États membres actuels de la CEDEAO sont le Bénin, le Cabo Verde, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Nigeria, la Sierra Leone, le Sénégal et le Togo.
Considérée comme l’un des piliers de la Communauté économique africaine, la CEDEAO a été créée pour promouvoir l’idéal d’autosuffisance collective de ses États membres. En tant qu’union commerciale, elle vise également à créer un grand bloc commercial unique par le biais de la coopération économique.
Les activités économiques intégrées envisagées dans la zone, dont le PIB combiné s’élève à 734,8 milliards de dollars, concernent, entre autres, l’industrie, les transports, les télécommunications, l’énergie, l’agriculture, les ressources naturelles, le commerce, les questions monétaires et financières, ainsi que les questions sociales et culturelles.
En 2007, le Secrétariat de la CEDEAO a été transformé en Commission. La Commission est dirigée par le président, assisté d’un vice-président, de cinq commissaires et du vérificateur général des institutions de la CEDEAO, composé de bureaucrates expérimentés qui assurent la direction de cette nouvelle orientation.
Le budget de la CEDEAO est essentiellement financé par les recettes collectées par le biais de la taxe communautaire. Cette taxe a été introduite pour financer ses activités. Le taux de la taxe communautaire est fixé à 0,5 % de la valeur CAF des marchandises importées des pays non-membres de la CEDEAO.
Dans le cadre de ce processus de renouvellement, la CEDEAO met en oeuvre des programmes critiques et stratégiques qui permettront d’approfondir la cohésion et d’éliminer progressivement les obstacles identifiés à une intégration complète. De cette manière, les quelque 300 millions de citoyens de la communauté pourront finalement s’approprier la réalisation de la nouvelle vision qui consiste à passer d’une CEDEAO d’États à une « CEDEAO des peuples » : Paix et prospérité pour tous » d’ici 2050. (ECOWAS )
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