
PH:DR: Quelques intervenants de l’enquête sur la stigmatisation liée à ‘l’infertilité au Bénin
“Il y a vingt ans déjà que nous nous sommes mariés et vivons ensemble sans enfant. Ma femme n’a jamais fait une fausse couche, ni accouché. Nous avons fait des examens et des analyses nécessaires : j’ai fait toutes sortes d’examens et même le spermogramme. Le gynécologue, traitant, m’a rassuré sur ma fertilité de ce que je pourrais mettre une femme enceinte ; les examens de ma conjointe ont révélé que ses trompes sont bouchées et qu’elle pourrait avoir de chance pour concevoir grâce à la médecine moderne. Elle a subi des opérations chirurgicales et des traitements coûteux sur plusieurs années. Toutes tentatives pour la rendre fertile est vaine. Malgré cette situation, nous ne désespérons pas ; car je suis chrétien et croyant. Seul Dieu qui donne l’Enfant et j’attend de Lui mon miracle”.
Ce sont-là, les confidences de M. Germain AÏVODJI, qui a choisi de s’isoler en s’installant dans le septentrion du pays afin d’éviter la pression familiale et la stigmatisation liée à l’infertilité de sa femme.
Des cas de figures de stigmatisation associée à l’infertilité sont multiples et multiformes au Bénin. Cette enquête réalisée dans presque tous les départements du Bénin, nous plonge dans la conception béninoise de la procréation et de l’infertilité. Comment la stigmatisation associée à l’infertilité se manifeste-t-elle dans les interactions conjugales, familiales et communautaires ? Et quelles conséquences la stigmatisation produit-elle sur les personnes concernées ? Des témoignages éloquents, variés nous en disent long…
Enquête réalisée par : Aline ASSANKPON (Bénin)
L’infertilité, est l’impossibilité pour un couple d’obtenir une grossesse après 12 mois de rapports sexuels réguliers, non protégés. Chez la femme, elle peut être liée à des troubles d’ovulation, des trompes, de l’utérus ou à l’âge ; chez l’homme, elle peut être liée à une production insuffisante ou à une mauvaise qualité de spermatozoïdes, entre autres causes ; Elle peut concerner l’un ou les deux partenaires et parfois aucune cause précise n’est trouvée.
En Afrique subsaharienne et particulièrement au Bénin, l’infertilité ne constitue pas seulement une question médicale : elle peut aussi être vécue comme un problème social, familial et culturel. Dans un contexte où la maternité et la paternité occupent une place importante dans la construction du statut social et conjugal, l’absence d’enfant peut exposer les personnes concernées à différentes formes de stigmatisation.
Forte pression sociale autour de la procréation
Au Bénin, le fruit du mariage c’est les enfants. L’importance est même accordée au sexe. Car selon nos coutumes, c’est le garçon qui perpétue le nom de l’époux ; c’est le régime patriarcal qui fait la règle. Et cela reste ancré dans les mœurs.

PH:DR: Mme Ahouéfa Françoise SOSSOU AGBAHOLOU,Coordonnatrice nationale du Réseau WILDAF-BENIN,
De l’avis de Mme Françoise Ahouéfa SOSSOU AGBAHOLOU, Coordonnatrice nationale du Réseau WILDAF-BENIN, “Un an, deux, trois ans …. après le mariage quand le couple n’a pas d’enfant, des questions fusent de partout pour savoir ce qui se passe. D’abord, le mari pense que c’est son épouse qui a des problèmes et souvent c’est la femme qui doit chercher à se soigner. Or parfois c’est plutôt l’homme qui est malade. Et il est soutenu souvent par sa famille dans cette erreur”.
“La question de l’infertilité dans le couple est souvent attribuée sans aucun examen préalable à la femme. Elle est perçue comme inutile par sa propre famille aussi bien par la belle famille que les autres épouses de la famille” renchérit Mme Catherine S. ALITONOU BANKOLE, Consultante indépendante, Spécialiste des droits humains, Genre et Inclusion sociale, résidant à Porto-Novo, la capitale politique du Bénin.
Dans de nombreuses communautés béninoises, lorsqu’un couple reste sans enfant, son entourage peut exercer une pression pour qu’il « trouve une solution ». Les questions répétées sur la grossesse, les remarques de la famille ou les comparaisons avec d’autres couples peuvent devenir une source importante de souffrance.
Bertin DJITRINOU, journaliste à la Radio CAPP-Fm observe la question de l’infertilité sous un autre prisme :” Il s’agit-là d’une façon superficielle d’observation. Alors que sans vouloir jeter le tort ou incriminer la femme, on pourrait pousser loin ce qui serait à la base à travers les examens et les analyses médicaux pour savoir si c’est du côté de la femme ou de l’homme. La science est très avancée aujourd’hui pour déceler cela et l’homme ou la femme peut aller à un traitement.”
Une responsabilité souvent attribuée à la femme
Au niveau du couple, la stigmatisation liée à l’infertilité est fréquemment genrée. Dans la pratique sociale, la femme est considérée comme la principale responsable de l’absence d’enfant, même lorsque l’infertilité concerne l’homme.

PH:DR: Mme Ginette C. BONOU, Juriste, spécialiste en Genre et développement
“Lorsque ce problème survient, c’est d’abord au niveau du couple. La femme est systématiquement désignée comme la seule responsable même quand l’infertilité est masculine. Parfois l’infertilité peut provenir des deux personnes. Alors que la femme est souvent tenue responsable” témoigne Mme Ginette C. BONOU, Juriste, spécialiste en Genre et développement, à Calavi. “Dans la majorité des cas, c’est la femme qui est indexée par le mari, celui-ci ne se dit pas un seul instant, moi aussi je peux avoir des problèmes ; c’est la femme qui est stigmatisée”.
“Dans le couple, l’infertilité peut entraîner des reproches, des conflits, une diminution de l’intimité et une forte pression pour avoir recours à différents traitements” souligne EL Hadji MAMA Moussa, Président de l’Ong Agir Bénin SIAN’SON résident à Bouca (Kalalé au Nord-Est du Bénin, Département du Borgou).
“J’ai connu plusieurs cas : Dans l’un des cas, le Monsieur, bien qu’il soit conscient que c’est lui qui est malade, il fait passer la femme aux yeux de sa famille comme une femme infertile. La femme ayant subi des opérations chirurgicales à Lomé (Togo) en dépensant une fortune. Elle accepte de suivre le traitement tandis que le mari refuse de prendre ses médicaments. Ce qui amène des tensions au sein du couple qui a déjà duré plus de 15 ans” raconte Mme BONOU.
Cette perception peut conduire à des accusations, des humiliations, des conflits conjugaux, voire à une remise en question de la valeur de la femme au sein de sa belle-famille. L’homme infertile peut également subir une stigmatisation, mais celle-ci peut être moins visible en raison des normes sociales associées à la masculinité.
Le rôle de la belle-famille et de l’entourage
Dans certaines familles, lorsque le mariage implique des relations étroites entre les conjoints et leurs familles, l’absence d’enfant peut devenir une préoccupation collective. La belle-famille peut exercer des pressions sur le couple en les incitant à recourir à certaines pratiques traditionnelles ou envisager une séparation systématiquement.

PH:DR: M. Damien Pierre HOUESOU, un septuagénaire
Damien Pierre HOUESOU, un septuagénaire, donnera son point de vue sur l’infertilité de l’homme : “Pour qu’un homme soit blâmé, en famille pour sa non procréation, généralement, on esquive souvent la question. C’est plutôt la femme qui porterait cette lourde responsabilité alors que dans plusieurs cas c’est bel et bien l’homme qui est à la base de cette situation injuste. Si dans les familles plus évoluées intellectuellement l’on veut faire reconnaître à l’homme cette responsabilité, s’il en est vraiment la cause, cet état de chose est facilité par sa vulnérabilité sur plusieurs plans à savoir : son état de pauvreté, son bas niveau intellectuel, etc…)”
La solution du camouflet…
Le camouflet est une solution adoptée par la belle-famille pour éviter l’humiliation à l’homme qui reconnait son infertilité dans certaines localités du Bénin : une pratique qui date des siècles. Dans ce cas précis, la famille prend la responsabilité de négocier avec la femme mariée pour que l’un des frères son époux couche régulièrement avec elle (à l’insu de son époux) afin de lui faire des enfants qui porteront le nom de l’époux.

PH:DR: Mme Aurélie GBEFFE, Sociologue. Spécialiste des Études prospectives et de Développement, Experte en Inclusion financière.
“Cette pratique qui non seulement est légion dans certaines familles très aisée financièrement, se fait très discrètement. Elle est imposée à la femme par la belle-famille. La femme qui accepte ce camouflet, est très chouchoutée, bénéficie des cadeaux de grandes valeurs et devient riche. Cependant, lorsqu’elle s’oppose à cette solution, elle est renvoyée et elle perd tout droit sur les biens de l’homme. La belle famille propose donc à l’homme, une autre femme qui accepte de se prêter à cette mascarade puisqu’il y a un intérêt en jeu” révèle Mme Aurélie GBEFFE, Sociologue. Spécialiste des Études prospectives et de Développement, Experte en Inclusion financière.
“Souvent, la famille de la femme se trouve préoccupée par cette situation et pose beaucoup de questions au couple ; conseille les démarches à mener au niveau de la médecine moderne et de la pharmacopée. Il n’y a pas de stigmatisation à ce niveau-là” précise Mme BONOU qui poursuit : “Par contre dans la belle famille, le climat se dégrade : Deux ans après le mariage, quand la femme ne porte pas une grossesse, c’est la preuve qu’elle est infertile. La belle famille devient très hostile envers la femme ; elle est confrontée à des humiliations et des railleries.”
Au niveau de la communauté, “La pression des amis et autres s’en mêlent le plus souvent et pousse facilement le mari à prendre une autre femme surtout dans les milieux ou l’Islam est dominant. De sorte que les mesures sanitaires que le couple se doit de prendre sont souvent laissées de côté et les préjugées prennent le dessus” constate Mme Agbaholou.

PH:DR/ Mme Salatou OURO ADOHI, Directrice Exécutive de l’Ong ALOUGUEDOO
“La femme infertile est mal vue par sa belle famille et sa propre famille, elle est sujette toujours à des injures comme dans notre langue : “Kalourouya” (signifie Femme infertile en langue Kotokoli. Chez nous, c’est le mariage polygamique est régit par l’Islam. Les enfants de la seconde femme ne considèrent pas la première femme” témoigne également Mme Salatou OURO ADOHI, Directrice Exécutive de l’Ong ALOUGUEDOO (qui signifie Femme pilier du foyer) à Djougou au Nord du Bénin).
Ailleurs, rétorque Mme GBEFFE :“la femme infertile se résigne à la polygamie et se propose même de garder les enfants de sa coépouse dans l’espoir que ceux-ci seront considérés aussi comme les siens. Erreur ! Ces enfants ne reconnaissent que leur maman”.
Par ailleurs, des opprobres sont jetées sur la femme infertile : “ Cette dame-là, je la connaissais, elle se promenait d’homme en homme (se prostituait), elle faisait des avortements, elle ne peut plus concevoir, il faut chercher une autre femme”.
L’homme chrétien qui a opté pour le régime monogamique, n’est pas aussi épargné lorsqu’il ne se sépare pas de sa femme, il est indexé en ces termes :”Voyez ce couple, ils n’ont pas d’enfant et l’homme se plait dans cette situation. Mais c’est la femme : elle ne peut pas lui donner d’enfants et elle l’a envouté pour le maintenir”; qu’attend la belle-mère pour la renvoyer chez ses parents ?”
Les personnes concernées sont ainsi confrontées à des rumeurs et à des interprétations sociales : l’infertilité est attribuée à une faute personnelle, à une transgression, à la sorcellerie ou à d’autres explications culturelles ou religieuses. Ces interprétations varient toutefois selon les milieux sociaux, religieux et culturels.
Quand la tradition s’y mêle…
Une réalité du Bénin, pays de Vaudou (culte endogène). Une Belle-mère qui a requis l’anonymat raconte son vécu : “Depuis 19 ans mon unique fils vit avec une femme qui ne lui fait pas d’enfant. Je lui ai conseillé de prendre une seconde femme ou de faire un enfant hors mariage. Je suis prête à prendre en charge l’enfant. Mon fils refuse parce que sa femme l’a ensorcelé et il ne peut plus rien faire ; alors qu’il prend de l’âge. Moi, j’ai besoin d’avoir de petits-fils ; j’en souffre aussi. Je suis malheureuse car je suis la risée des autres dans ma propre famille parce que je n’ai pas de petits-fils” se confia cette vieille femme en essuyant ses larmes.
Conséquences psychologiques et sociales
La stigmatisation peut entraîner un sentiment de honte ou de culpabilité ; une baisse de l’estime de soi ; l’isolement social ; des tensions au sein du couple ; des difficultés dans les relations avec la belle-famille ; une réticence à parler de l’infertilité ou à rechercher des soins ; une détresse émotionnelle liée aux traitements et aux attentes de l’entourage.
“La stigmatisation à travers les regards, les jugements des autres, peut progressivement exclure le couple des cercles sociaux parce que – même si les deux arrivent à s’entendre – s’abstiennent à répondre plus souvent aux invitations de la famille, des amis parce qu’ils sont conscients qu’ils vont subir le regard accusateur des autres ; des fois, c’est la femme qui évite refuse les invitations puisqu’elle est directement stigmatisée” dira Mme BONOU.
La femme subie des conséquences traumatisantes : elle se replie sur elle-même et risque de sombrer dans une détresse profonde (la dépression) si elle ne bénéficie pas d’un accompagnement. Dans les cas extrêmes, elle subit des situations de maltraitance conjugale, des cas de Violences basées sur le Genre (VBG), des violences verbales au foyer ou dans la belle famille. Le mari s’abstient d’honorer ses engagements, traite la femme de “Personne inutile” et pointe le doigt accusateur sur elle.
Cette pression entraîne le plus souvent la rupture du lien conjugal (la séparation et le divorce) ou la polygamie, une solution palliative pour l’homme ; lorsqu’il réussi à avoir d’enfant avec une autre femme, il s’éloigne progressivement de la première femme et l’abandonne. La femme vit une situation d’exclusion. Lorsqu’elle n’est pas moralement forte, elle peut se suicider à cause des pressions venant de toutes parts.
Pour Mme SOSSOU AGBAHOLOU, les conséquences de cette situation sont souvent multiples : “Parfois la femme reste dans le ménage et subit toutes les frustrations, les humiliations lorsqu’effectivement une autre femme venait à faire des enfants qu’elle n’a pas pu faire ; Ou bien cela peut se solder par le divorce ; Ou encore si dans le cas contraire, il s’est avéré que c’est l’homme qui est malade, cela peut être découvert tardivement et c’est la femme qui en subit les conséquences lorsqu’ils sont arrivés à un stade où elle ne peut plus concevoir”
“Parfois le souci de faire coûte que coûte d’enfants fait que la femme s’adonne à des traitements peu recommandables qui peuvent nuire à sa santé en entraînant d’autres formes de maladies etc. L’homme dans ce cas qui ne reconnaît pas sa situation d’infertilité, court le risque d’avoir des enfants qui, en réalité ne sont pas de lui, s’il arrive à faire avec une femme malhonnête qui, un beau matin peut lui jeter à la figure que ces enfants sont d’un autre homme (c’est des cas qui font légion)” souligne Mme SOSSOU AGBAHOLOU.
Pour un accès plus équitable aux services de fertilité.
La stigmatisation peut aussi influencer le parcours thérapeutique. Certaines personnes peuvent rechercher simultanément des soins biomédicaux et des traitements traditionnels ou religieux. Ce recours ne doit pas être automatiquement interprété comme un refus de la médecine moderne : il peut refléter la pluralité des explications de l’infertilité et des stratégies de prise en charge disponibles dans l’environnement social.
En conclusion, la lutte contre la stigmatisation suppose donc une approche qui ne se limite pas au traitement médical de l’infertilité. Elle implique notamment : une meilleure information du public sur les causes féminines et masculines de l’infertilité ; une implication des hommes dans le diagnostic et la prise en charge ; un accompagnement psychologique des couples ; une meilleure confidentialité dans les services de santé ; une sensibilisation des familles et des communautés ; la lutte contre les accusations, les discriminations et les violences verbales liées à l’absence d’enfant ; un accès plus équitable aux services de fertilité.
Dans le contexte béninois, la stigmatisation de l’infertilité peut être comprise comme le résultat de la rencontre entre une condition médicale et des attentes sociales fortes concernant la maternité, la paternité et le mariage. Elle touche particulièrement les femmes dans certaines situations, mais concerne également les hommes et le couple dans son ensemble. Une réponse adaptée doit donc associer une prise en charge médicale et un soutien psychosocial.
“La réponse à cette problématique doit donc associer l’information médicale, la sensibilisation communautaire, la promotion de l’égalité entre femmes et hommes, l’accompagnement psychosocial et la protection des droits reproductifs” suggère Mme ALITONOU BANKOLE.
L’adoption, l’autre alternative
Même si de nos jours il existe d’autres formes de procréation, la Fécondation in vitro (FIV) dont le coût élevé n’est pas à la portée du Béninois lambda. Tous les couples n’ont pas forcément de moyens pour y accéder. Le paradoxe dans ce cas précis, est que “le lit du pauvre est toujours fécond” dit-on. Le pauvre est toujours prêt à prendre une autre femme en répudiant la première afin d’avoir des enfants qui constituent sa source de richesse, un don de Dieu, au lieu de vouloir investir des millions pour en avoir.
Alors que l’adoption peut être une solution. En réalité, le fait qu’un couple peut avoir d’enfants d’une autre manière, n’est pas encore ancrée dans la conception familiale des Béninois. “Le couple qui n’a pas d’enfant peut adopter un ou plusieurs. Il faut que cela rentre dans nos habitudes pour qu’on cesse de stigmatiser les gens” martèle Mme BONOU.
Cette assertion est fortement partagée par le couple AÏVODJI (cité plus haut), qui vit cette situation depuis une vingtaine d’années. Convertis dans la religion évangélique, alors qu’il était Catholique, le couple place fermement tout son espoir en Dieu en attendant un miracle.
Pour éviter ces situations déplorables, Mme Bonou, conseille aux jeunes couples de faire des examens prénuptiaux avant le mariage pour s’assurer de leur compatibilité, c’est très important dira-t-elle. “Aussi, il faut se dire la vérité, des fois, l’homme ou la femme, étant bien conscient de la situation d’infertilité, cache le résultat des examens ou s’entende avec certains médecins pour montrer de faux résultats et quelques années après le mariage, l’absence d’enfants crée tous les problèmes et pousse le couple au divorce”.
“Au-delà de tout ça, c’est Dieu qui donne l’enfant “ affirme aussi Mme BONOU. “Le couple peut faire tous les examens qui révèlent qu’ils n’ont aucun problème pour concevoir ; mais ensemble, ils ne peuvent pas procréer. Il revient à sensibiliser la communauté que l’Enfant est un don de Dieu”.
Souvent c’est le regard et la pression de la société, de la famille qui font que le problème d’infertilité est mal géré par le couple ; surtout lorsque l’homme n’est pas suffisamment fort pour chercher la solution de façon responsable avec son épouse.
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