Flash Infos:

2ème Séminaire ministériel de haut niveau sur « Femmes, Paix et Sécurité à Cotonou : Aller plus loin dans la prévention, la protection, le leadership et l’action.


91 Vues

PH:DR: Une vue partielle des participants au Séminaire sur Femmes, Paix et Sécurité à Cotonou

Ph:DR: la Ministre des Affaires étrangères, Madame Corinne AMORI BRUNET, qui a, au nom du Gouvernement béninois, présidé la cérémonie d’ouverture officielle de la rencontre.

Cotonou abrite les 9 et 10 septembre 2026, un séminaire ministeriel de haut niveau sur « Femmes, Paix et Sécurité au Sofitel Hotel. Conjointement organisé par la Commission de l’Union Africaine (CUA) et le Ministère des Affaires Etrangères du Bénin, ce séminaire s’inscrit dans le cadre du Processus de Swakopmud, une mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations unies adopté en (2000) et du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine.

 Aline ASSANKPON

Le processus de Swakopmud est une sorte de consultations importantes organisées autour de la mise en œuvre de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité (FPS). Ce processus s’inscrit notamment dans la dynamique de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies (2000), qui reconnaît le rôle essentiel des femmes dans la prévention et la résolution des conflits ; les négociations de paix ; la consolidation de la paix ; la protection des femmes et des filles contre les violences liées aux conflits et la participation des femmes aux décisions de paix et de sécurité.

PH:DR: l’Ambassadrice Liberata Mulamula, l’Envoyée spéciale du Président de la Commission de l’Union Africaine

Apres la première édition en Namibie le 23 mars 2024, la deuxième édition se déroule au Bénin. Une rencontre consultative qui regroupe 15 nations africaines. Cette consultation se tient tous les deux ans sur une base rotative, afin de servir de plateforme au Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine dans le cadre du dialogue avec les acteurs et actrices locaux, nationaux, régionaux et continentaux sur les questions relatives aux Femmes, à la paix et à la Sécurité.

Quatre allocutions ont ponctué l’ouverture officielle de cette grande messe d’échanges et de partages. Ouvrant la session à travers des appels percutants, l’Ambassadrice Liberata Mulamula, l’Envoyée spéciale du Président de la Commission de l’Union Africaine (CUA) pour les Femmes, la Paix et la Sécurité sera suivie par Mme Doris Mpoumou, la Representante spéciale d’ONU Femmes auprès de l’Union africaine et de la Commission Eonomique pour l’Afrique (CEA). Mme Corinne Amori Brunet, la ministre des Affaires etrangeres du Benin et Présidente du Conseil de la Paix et de Sécurité de l’Union africaine du mois en cours a procédé à l’ouverture officielle des travaux et le discours liminaire d’ouverture, sera assurée par l’invité d’honneur de la rencontre, Mme Speciosa Nalgaga Wandira Kazibwe, Ancienne Vice-présidente de l’Ouganda.

PH:DR: Mme Doris Mpoumou, la Representante spéciale d’ONU Femmes auprès de l’Union africaine et de la Commission Economique pour l’Afrique

Tout en réaffirmant le rôle essentiel que jouent les femmes dans la prévention, la gestion et le règlement des conflit, ces personnalités ont, tour à tour axé leurs interventions sur : l’adoption de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU) en 2000 ; le Protocole de la Charte africaine des Droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique dit Protocole de Maputo de 2023 et la Déclaration solennelle sur l’égalité des sexes en Afrique en 2004.

Les participants sont unanimes : ces instruments reconnaissent que les contributions des femmes aux négociations de paix, à la consolidation de la paix, au maintient de la paix, à l’action humanitaire et à la reconstruction post-conflits ; toutes actions essentielles au maintien et à la promotion de la paix, à la sécurité et à la stabilité.

 « Mise en oeuvre du Programme Femmes, Paix et Sécurité : Quotas, Redevabilité et Convention de l’Union africaine sur l’Elimination de la violence à l’égard des femmes et des filles »  c’est le thème central autour duquel s’articulent quatre autres sous-thèmes débattus en panels, animés par des acteurs et actrices de l’administration publique (ministres, Ambassadeurs, Parlementaire ; des Corps habillés (Police républicaine, Militaires); Juges et Experts de la société civile avec à la clé, de riches témoignages poignants et très inspirants.

PH:DR: Mme Speciosa Nalgaga Wandira Kazibwe, Ancienne Vice-présidente de l’Ouganda.

L’épineuse préoccupation à laquelle devraient répondre les débateurs est : Comment passer de la participation à une influence réelle des femmes dans le processus de paix, des alertes précoces à  l’analyse et la prise de décisions.

La réponse se trouve dans l’engagement des femmes qui consiste à : Aller plus loin de l’engagement au résultat; Passer de la participation au résultat ; De la reconnaissance au leadership et travailler avec des indicateurs spécifiques et non des indicateurs globaux. La femme ne doit plus être considérée comme une victime des situations de conflits, mais une actrice qui apporte l’information et participe à la consolidation de la paix.

Les conclusions de Cotonou

Aux termes de riches et fructueux panels, une condition s’impose : « la participation des femmes au processus de paix et de sécurité, n’est pas une question de représentativité ; c’est une nécessité stratégique ; là ou les femmes sont pleinement associées à la prévention, à la négociation et à la reconstruction, la paix a davantage de chance de s’enraciner et de durer. Les femmes sont des actrices essentielles de la cohésion sociale et de la résilience des communautés » souligne le communiqué final.

PH:DR: Le 3ème panel riches d’informations et de témoignages poignants et inspirants

Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer la protection des femmes contre toutes les formes de violences. Aussi rappellent-ils l’importance de la Convention de l’Union africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes adoptée en Février 2025.

Dans cette dynamique le Bénin s’engage dans un processus de signature et de ratification de cette convention qui aujourd’hui se trouve dans sa phase finale. Dès que ces textes seront ratifiés, le Bénin sera le deuxième pays après la Namibie.

La représentation des femmes, c’est le mot d’ordre des participants qui s’engagent à poursuivre la marche en direction de l’atteinte de l’objectif de 50% en s’inspirant bien sûr des avancées annoncées dans certains pays comme le Gabon, la RDCongo et bien d’autres ; « mais au-delà des quotas, il revient à chaque pays d’investir dans les compétences, le leadership et le professionnalisme des femmes, afin qu’elles soient non seulement présentes autour des tables de prise de décisions, mais surtout qu’elles soient crédibles et capables de peser sur les décisions ».

Les rideaux sont tombés sur les travaux de la deuxième édition du Séminaire ministériel avec le ferme espoir que les conclusions de Cotonou vont contribuer à aller plus loin dans la prévention, plus loin dans la protection, plus loin dans le leadership et plus loin dans l’action.

 

 

 

 


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Revenir en haut de la page