Flash Infos:

Transformation structurelle de l’Afrique : Aligner la finance sur la production


34 Vues

PH:DR: Claver Gatete est le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), dont le siège se trouve à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), M. Claver Gatete, a appelé à une transition décisive vers la mobilisation des ressources nationales pour financer l’industrialisation du continent, soulignant que le développement durable ne peut reposer indéfiniment sur des financements extérieurs.

S’exprimant lors de la 9e session conjointe du Comité technique spécialisé sur les finances, les affaires monétaires, la planification économique et l’intégration et de la 5e session du Comité technique spécialisé sur le commerce, le tourisme, l’industrie et les minéraux, M. Gatete a insisté sur l’urgence d’aligner la finance sur les secteurs productifs.

« Les économies qui ne produisent pas restent vulnérables », a-t-il déclaré, notant que les récents chocs mondiaux – notamment les tensions géopolitiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement – ​​ont mis en lumière les faiblesses structurelles du continent.

Gatete a souligné que l’Afrique doit faire de l’industrialisation une priorité en augmentant la valeur ajoutée, en développant le secteur manufacturier et en renforçant le commerce intra-africain dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Il a présenté cinq priorités essentielles pour faire progresser la transformation industrielle du continent : renforcer la mobilisation des ressources nationales ; tirer parti des ressources publiques pour attirer les investissements privés ; accélérer les chaînes de valeur régionales ; investir dans des systèmes énergétiques intégrés et durables ; et consolider l’architecture financière africaine.

Il a par ailleurs souligné l’importance de la cohérence entre les différents domaines d’action, faisant remarquer que « des politiques fragmentées ne peuvent engendrer des économies intégrées ».

Le secrétaire exécutif de la CEA a réaffirmé l’engagement de la Commission à soutenir les États membres dans le renforcement de leurs systèmes fiscaux, le développement de leurs marchés de capitaux et la mise en place de mécanismes de financement innovants afin de libérer le potentiel productif de l’Afrique.

Il a également souligné l’importance des initiatives financières continentales, notamment le Mécanisme de stabilité financière africain et le Système panafricain de paiement et de règlement, en tant que piliers essentiels pour mobiliser les investissements à long terme.

Gatete a conclu en réaffirmant l’engagement de la CEA à collaborer avec la Commission de l’Union africaine, la Banque africaine de développement et d’autres partenaires pour traduire les engagements politiques en résultats concrets, notamment en matière d’industries, d’emplois et de croissance inclusive sur l’ensemble du continent.

Des progrès dans la lutte contre la corruption

La Fondation Mo Ibrahim note que les pays africains font de nouveau des efforts en matière de lutte contre la corruption, notamment depuis 2021. Les pays du Maghreb se distinguent.

Après un fort recul entre 2018 et 2020, la lutte contre la corruption sur le continent s’améliore progressivement depuis 2020. Tel est le constat établi par la Fondation Mo Ibrahim qui publie une analyse préliminaire de son indicateur en matière de lutte contre ce fléau. La Fondation étudie les mécanismes des pays africains contre la corruption, l’état de la situation dans les secteurs public et privé, les procédures des marchés publics, le ressenti des populations, etc.

En dix ans, son indicateur a quelque peu progressé, surtout après 2020. La Fondation note toutefois que si la lutte contre la corruption a progressé pour 40,2 % de la population (26 pays), elle s’est détériorée pour près de 58,8 % des Africains (28 pays), depuis 2016. Les progrès sont très sensibles aux Seychelles, tandis que la corruption gagne du terrain aux Comores.

Pour autant, la plupart des pays africains affichent des progrès plus ou moins marqués ; dans certains d’entre eux, qui représentent un cinquième de la population africaine, les progrès sont croissants. Cinq pays affichent certes des progrès depuis dix ans, mais leur tendance est moins forte sur la période récente. Tandis que douze pays, qui représentent 11,5 % affichent des « signes d’alerte » : leur score est meilleur qu’en 2016, mais se détériore depuis 2021. Et quatorze pays sont en « rebond » : si leur performance semble en recul sur dix ans, leur situation s’améliore depuis 2021.

Le Rwanda reste en tête du classement de la lutte contre la corruption depuis 2016, suivis par les Seychelles à la faveur de sa progression récente. Suivent trois pays francophones : Maurice, Sénégal, Bénin. À noter la 8e place du Cap-Vert, la 9e place de la Tunisie et la 10e place du Burkina Faso, dont le score et le classement (- 4 places) a néanmoins diminué en dix ans. On ne s’étonnera guère de retrouver le Soudan du Sud en queue de peloton.

Les pays ayant enregistré les plus fortes améliorations, en une décennie, sont, après les Seychelles, l’Angola, le Tchad, la Somalie et le Togo. Ce dernier se retrouvant à la 17e place du classement publié par la Fondation Mo Ibrahim. À l’inverse, les pires « détériorations » sont les Comores, le Liberia, l’Afrique du Sud, le Niger et le Botswana. Sachant que ce dernier figure néanmoins au sixième rang africain, l’Afrique du Sud pointant au 15rang. Le Niger (29e) se retrouve donc en milieu de tableau.

La Fondation Mo Ibrahim note que les pays africains font de nouveau des efforts en matière de lutte contre la corruption, notamment depuis 2021. Les pays du Maghreb se distinguent.

Après un fort recul entre 2018 et 2020, la lutte contre la corruption sur le continent s’améliore progressivement depuis 2020. Tel est le constat établi par la Fondation Mo Ibrahim qui publie une analyse préliminaire de son indicateur en matière de lutte contre ce fléau. La Fondation étudie les mécanismes des pays africains contre la corruption, l’état de la situation dans les secteurs public et privé, les procédures des marchés publics, le ressenti des populations, etc.

En dix ans, son indicateur a quelque peu progressé, surtout après 2020. La Fondation note toutefois que si la lutte contre la corruption a progressé pour 40,2 % de la population (26 pays), elle s’est détériorée pour près de 58,8 % des Africains (28 pays), depuis 2016. Les progrès sont très sensibles aux Seychelles, tandis que la corruption gagne du terrain aux Comores.

Pour autant, la plupart des pays africains affichent des progrès plus ou moins marqués ; dans certains d’entre eux, qui représentent un cinquième de la population africaine, les progrès sont croissants. Cinq pays affichent certes des progrès depuis dix ans, mais leur tendance est moins forte sur la période récente. Tandis que douze pays, qui représentent 11,5 % affichent des « signes d’alerte » : leur score est meilleur qu’en 2016, mais se détériore depuis 2021. Et quatorze pays sont en « rebond » : si leur performance semble en recul sur dix ans, leur situation s’améliore depuis 2021.

Le Rwanda reste en tête du classement de la lutte contre la corruption depuis 2016, suivis par les Seychelles à la faveur de sa progression récente. Suivent trois pays francophones : Maurice, Sénégal, Bénin. À noter la 8e place du Cap-Vert, la 9e place de la Tunisie et la 10e place du Burkina Faso, dont le score et le classement (- 4 places) a néanmoins diminué en dix ans. On ne s’étonnera guère de retrouver le Soudan du Sud en queue de peloton.

Les pays ayant enregistré les plus fortes améliorations, en une décennie, sont, après les Seychelles, l’Angola, le Tchad, la Somalie et le Togo. Ce dernier se retrouvant à la 17e place du classement publié par la Fondation Mo Ibrahim. À l’inverse, les pires « détériorations » sont les Comores, le Liberia, l’Afrique du Sud, le Niger et le Botswana. Sachant que ce dernier figure néanmoins au sixième rang africain, l’Afrique du Sud pointant au 15rang. Le Niger (29e) se retrouve donc en milieu de tableau.

Par région, la Fondation constate que l’Afrique du Nord affiche globalement les plus fortes améliorations, tandis que la zone IGAD (Djibouti, Kenya, etc.) affiche les résultats les plus décevants. La zone UMA (Union du Maghreb arabe) est la seule dont tous les (cinq) membres sont en progression en dix ans.

Parmi les indicateurs, poursuit le rapport préliminaire, les progrès les plus importants ont été enregistrés dans le domaine de la corruption du secteur privé. À noter que l’indicateur « absence de corruption dans le secteur public », qui avait progressé jusqu’en 2023, a sensiblement reculé les deux années suivantes pour revenir à son point de 2016.

Les progrès les plus importants ont été enregistrés par les Seychelles dans l’indicateur « Mécanismes de lutte contre la corruption », suivies par la Tunisie pour les « Procédures de marchés publics ». La Fondation note les progrès du Tchad dans deux domaines, « Absence de corruption dans le secteur privé » et « Procédures des marchés publics ».

Sans surprise, mais avec des nuances, le rapport souligne que les pays qui ont vécu des coups d’État, ces dernières années, notamment les pays sahéliens, ont vu leur situation se détériorer. L’évolution de la lutte contre la corruption est plus défavorable depuis les coups d’État, à l’exception, de justesse, du Niger, et surtout du Burkina Faso et du Mali. Pays où la perception publique de la lutte contre la corruption s’est spectaculairement améliorée. Une perception des populations maliennes en grande partie confirmée par les autres indicateurs comme « les procédures de marchés publics », par exemple. De leur côté, les Burkinabè semblent plus méfiants, l’indice de « perception » de la corruption n’ayant guère varié depuis le coup d’État de 2022, malgré les hausses des indicateurs analytiques sur la corruption dans les institutions et les mécanismes de lutte.

Des progrès dans la lutte contre la corruption


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Revenir en haut de la page