
PH/DR: Cette réunion a permis d’évaluer la mise en œuvre du Marché commun des investissements de la CEDEAO (ECIM) dans les États membres
La Commission de la CEDEAO a organisé avec succès la 5e réunion du Comité technique du Conseil du Marché commun des investissements de la CEDEAO (ECIM) à Abidjan, en Côte d’Ivoire, du 27 au 30 avril 2026. Cette réunion a rassemblé les directeurs chargés de l’investissement des États membres, des représentants des agences de promotion des investissements du réseau IPAWAS et des responsables de la Commission de la CEDEAO.
La réunion a permis d’évaluer la mise en œuvre du Marché commun des investissements de la CEDEAO (ECIM) dans les États membres, en mettant l’accent sur l’examen des rapports nationaux sur l’investissement, le suivi des progrès réalisés concernant les actions et les cadres clés, ainsi que l’identification des lacunes. Les experts ont examiné les rapports de 2025, évalué la mise en place des comités nationaux de coordination (CNC) et passé en revue les progrès accomplis concernant la politique et le code d’investissement de la CEDEAO, tout en convenant de mesures visant à renforcer la promotion et la coordination régionales des investissements.
Les délibérations ont mis en évidence des progrès notables dans l’amélioration du climat d’investissement régional, notamment des réformes visant à renforcer les cadres réglementaires, à accroître la transparence et à améliorer les mécanismes de facilitation des investissements. Plusieurs États membres ont fait état d’avancées en matière de coordination institutionnelle, de transformation numérique et de stratégies d’investissement sectorielles.
Les experts ont en outre souligné la nécessité d’accélérer l’harmonisation réglementaire, de renforcer la coordination institutionnelle et d’assurer la mise en oeuvre effective des cadres de l’ECIM afin de soutenir un marché régional des investissements plus intégré et plus compétitif.
Dans son discours de clôture, le commissaire aux Affaires économiques et à l’Agriculture, le Dr Kalilou Sylla, a réaffirmé le rôle central de l’investissement dans la transformation de la région. Il a félicité les États membres pour leur engagement en faveur de l’intégration régionale, a appelé à une solidarité et une coopération accrue, et a souligné que le succès du Marché commun d’investissement de la CEDEAO dépendait d’une action collective soutenue.
C’est le 28 mai 1975 que les chefs d’État et de gouvernement de quinze pays d’Afrique de l’Ouest ont créé la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en signant le traité de la CEDEAO, à Lagos, au Nigeria.
Le traité de Lagos a été signé par les 15 chefs d’État et de gouvernement du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Liberia, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, de la Sierra Leone, du Sénégal et du Togo, avec pour mission déclarée de promouvoir l’intégration économique dans la région. Le président sénégalais était représenté par le ministre des Affaires étrangères. Le Cabo Verde a rejoint l’Union en 1977. Le seul membre arabophone, la Mauritanie, s’est retiré en décembre 2000. La Mauritanie a récemment signé un nouvel accord d’association en août 2017. Le 29 janvier 2025, le Burkina Faso, le Mali et le Niger se sont officiellement retirés de la CEDEAO.
Les États membres actuels de la CEDEAO sont le Bénin, le Cabo Verde, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Nigeria, la Sierra Leone, le Sénégal et le Togo.
Considérée comme l’un des piliers de la Communauté économique africaine, la CEDEAO a été créée pour promouvoir l’idéal d’autosuffisance collective de ses États membres. En tant qu’union commerciale, elle vise également à créer un grand bloc commercial unique par le biais de la coopération économique.
Les activités économiques intégrées envisagées dans la zone, dont le PIB combiné s’élève à 734,8 milliards de dollars, concernent, entre autres, l’industrie, les transports, les télécommunications, l’énergie, l’agriculture, les ressources naturelles, le commerce, les questions monétaires et financières, ainsi que les questions sociales et culturelles.
En 2007, le Secrétariat de la CEDEAO a été transformé en Commission. La Commission est dirigée par le président, assisté d’un vice-président, de cinq commissaires et du vérificateur général des institutions de la CEDEAO, composé de bureaucrates expérimentés qui assurent la direction de cette nouvelle orientation.
Le budget de la CEDEAO est essentiellement financé par les recettes collectées par le biais de la taxe communautaire. Cette taxe a été introduite pour financer ses activités. Le taux de la taxe communautaire est fixé à 0,5 % de la valeur CAF des marchandises importées des pays non-membres de la CEDEAO.
Dans le cadre de ce processus de renouvellement, la CEDEAO met en oeuvre des programmes critiques et stratégiques qui permettront d’approfondir la cohésion et d’éliminer progressivement les obstacles identifiés à une intégration complète. De cette manière, les quelque 300 millions de citoyens de la communauté pourront finalement s’approprier la réalisation de la nouvelle vision qui consiste à passer d’une CEDEAO d’États à une « CEDEAO des peuples » : Paix et prospérité pour tous » d’ici 2050.
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