Flash Infos:

FRADD12: Le Financement mixte et instruments innovants au cœur de l’ARFSD12 pour mobiliser les investissements en faveur des ODD en Afrique


29 Vues

PH:DR: Le financement mixte, les mécanismes de partage des risques et une meilleure préparation des projets sont des leviers essentiels pour mobiliser des capitaux privés et combler le déficit de financement des ODD en Afrique.

À l’occasion de la douzième session du Forum régional africain pour le développement durable (ARFSD12), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), en partenariat avec Convergence Blended Finance et l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED), a organisé la deuxième session du Forum du secteur privé sur le financement mixte et les nouveaux instruments financiers innovants.

Cette session a réuni des acteurs des secteurs public et privé afin d’identifier des actions concrètes pour mobiliser des investissements massifs en faveur des Objectifs de développement durable (ODD). Les discussions ont porté notamment sur les mécanismes de financement mixte, les instruments de dette innovants et le renforcement de portefeuilles de projets solides et bancables, capables d’attirer des capitaux privés.

Les discussions ont souligné la nécessité de dépasser les initiatives fragmentées pour adopter des approches coordonnées, structurées et attractives pour les investisseurs, susceptibles d’accélérer concrètement la mise en œuvre des ODD au cours des douze prochains mois.

En ouvrant la session, Ngone Diop, directeur du Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique de l’Ouest, a souligné les contraintes budgétaires croissantes auxquelles sont confrontées les économies africaines et l’urgence d’adopter de nouvelles approches de financement : « La réduction des marges de manœuvre budgétaires en Afrique limite de plus en plus la capacité des pays à financer le développement durable. Nous devons renforcer d’urgence les solutions de financement innovantes et les partenariats public-privé afin de mobiliser les investissements et d’accélérer la réalisation des ODD sur le continent.»

Replaçant ces défis dans leur contexte macroéconomique, Soumaya Iraqui, chef de section au Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique de l’Ouest, a attiré l’attention sur le resserrement des conditions budgétaires dans la région : « Les marges de manœuvre budgétaires en Afrique de l’Ouest se sont considérablement réduites entre 2020 et 2025, passant de 36 % à près de 50 % du PIB. La dette extérieure représente désormais plus d’un quart du PIB, ce qui en fait non seulement un défi macroéconomique, mais aussi une contrainte structurelle au financement du développement durable. »

Elle a souligné que ces dynamiques accentuent l’urgence de développer des solutions de financement innovantes et de renforcer les partenariats afin de débloquer des voies d’investissement durables et attractives pour la réalisation des ODD.

Dans ce contexte, la session a particulièrement insisté sur les échanges de dette contre des actions pour le climat et contre des projets de développement social en Afrique de l’Ouest, actuellement mis en œuvre au Sénégal, en Gambie et au Ghana. L’approche menée par la CEA, en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers, vise à aider ces pays à structurer des opérations crédibles et bancables, fondées sur une analyse approfondie de la viabilité de la dette, l’identification de projets d’investissement à fort impact et la mobilisation coordonnée des créanciers et des investisseurs. Ces mécanismes offrent des opportunités concrètes d’accroître les marges de manœuvre budgétaires, de réduire le coût du capital et de financer des investissements transformateurs en matière d’action climatique et de développement social.

La session a également souligné que le financement mixte, les mécanismes de partage des risques et une meilleure préparation des projets sont des leviers essentiels pour mobiliser des capitaux privés et combler le déficit de financement des ODD en Afrique.

Les participants ont convenu que le renforcement de la coordination entre les institutions publiques, les acteurs du financement du développement et le secteur privé sera essentiel pour transformer les initiatives prometteuses en solutions bancables capables de produire un impact rapide et à grande échelle.

Cette session s’est tenue dans le cadre du Forum du secteur privé de l’ARFSD12, sur le thème : « Accélérer les progrès : renforcer les partenariats avec le secteur privé pour accélérer la réalisation des ODD en Afrique ».


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Revenir en haut de la page