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4ème Edition de l’Académie de la Dette et du Développement (DaDA) : Les points saillants


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PH:DR: 4ème Edition de l’Académie de la Dette et du Développemen (DaDA IV)

“Affirmer l’autonomie de l’Afrique dans un ordre mondial en délitement : Mobiliser l’action collective pour la justice en matière de dette, de justice économique et de justice numérique”, c’est le thème sur lequel est axé la 4ème Edition de l’Académie de la Dette et du Développemen (DaDA IV). Pendant trois jours à Nairobi, au Kenya, cette édition a réuni des acteurs de la société civile, des chercheurs, des militants, des défenseurs des droits et des praticiens du développement venus de toute l’Afrique afin d’examiner collectivement l’une des questions fondamentales du continent : comment l’Afrique peut-elle renforcer son rôle dans un ordre mondial de plus en plus fragmenté, tout en promouvant la justice en matière de dette, la gouvernance démocratique, la transformation économique et la souveraineté numérique ?

Tout au long de l’Académie, les participants ont analysé l’interconnexion profonde entre la dette, la gouvernance, la fiscalité, le commerce, la démocratie, les ressources minérales critiques et la transformation numérique, et expliqué pourquoi l’avenir de l’Afrique repose sur le renforcement de l’action collective plutôt que sur des réponses nationales fragmentées. Un message est resté constant lors de chaque session : l’Afrique ne peut transformer durablement son avenir en opérant au sein de systèmes qui continuent d’externaliser la valeur, de restreindre la marge de manœuvre politique et de limiter son pouvoir d’action. DaDA IV a exploré des moyens concrets de bâtir des institutions plus fortes, de recouvrer la souveraineté fiscale et de faire en sorte que l’Afrique devienne un acteur de la gouvernance mondiale et non un simple exécutant.

Les principaux enseignements de la DaDA IV s’articulent autour des points ci-après :

  • Le défi de la dette de l’Afrique n’est pas uniquement une question financière ; il est enraciné dans les inégalités structurelles du système financier mondial et nécessite des solutions portées par l’Afrique qui vont au-delà d’un simple allègement à court terme de la dette.
  • Reprendre en main le développement de l’Afrique exige de démanteler les dépendances structurelles et de renforcer un levier continental unifié à travers la Position commune africaine sur la dette et les cadres des Nations Unies.
  • La transformation économique repose sur des institutions démocratiques solides, où une gouvernance responsable, l’État de droit et des élections crédibles créent un environnement propice à un développement durable.
  • Le commerce et l’industrialisation doivent stimuler la création de valeur ajoutée afin de permettre à l’Afrique de dépasser l’exportation de matières premières et de bâtir des économies résilientes et diversifiées.
  • Les minerais critiques doivent devenir un catalyseur de la richesse souveraine, soutenus par une gouvernance fiscale renforcée, une plus grande transparence et la valorisation locale des ressources afin que l’Afrique capte une part plus importante de la valeur de ses ressources naturelles.
  • La transformation numérique représente une opportunité déterminante pour l’Afrique de tirer parti de l’intelligence artificielle et de l’innovation, tout en renforçant la gouvernance des données, la souveraineté numérique et l’appropriation locale des technologies émergentes.
  • L’action collective de l’Afrique est essentielle pour réformer la gouvernance mondiale des finances, du commerce et de la fiscalité, afin de garantir au continent une voix plus forte dans l’élaboration des règles qui façonnent son avenir. (Source : AFRODAD)

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