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CEDEAO : Le Général Birame Diop prend les rênes de la Commission


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  • Le Professeur Nassirou BAKO-ARIFARI devient le Commissaire chargé du développement humain et des affaires sociales à la Commission de la CEDEAO

La Commission de la CEDEAO a organisé une cérémonie officielle d’accueil et d’adieu pour les fonctionnaires statutaires entrants et sortants ainsi que pour les dirigeants des institutions de la CEDEAO, à l’issue du mandat de quatre ans de la direction sortante. Cette cérémonie consacre également la prise de fonction du nouveau président de la Commission, le Gl Birame Diop (du Sénégal) succédant au Dr Omar Alieu Touray (Gambien).

Aline ASSANKPON

Au cours de cet événement, S.E. Général Birame DIOP, du Sénégal, a officiellement pris ses fonctions de nouveau président de la Commission de la CEDEAO, succédant à S.E. Dr Omar Alieu TOURAY, de la Gambie. S.E. M. Anthony OGUNJIMI, du Nigeria, a également succédé à S.E. Mme Damtien TCHINTCHIBIDJA, du Togo, au poste de vice-président. Organisée au nouveau siège de la Commission à Abuja, la cérémonie a notamment été marquée par le dévoilement de la publication spéciale exclusive « ECOWAS@50 » réalisée par Africa Agenda Network en partenariat avec la Commission de la CEDEAO, la remise symbolique du recueil sur les réalisations du Management sortant, ainsi que la signature des procès-verbaux de passation de pouvoir par les présidents, vice-présidents et membres statutaires sortants et entrants.

Les autres membres nommés conformément aux statuts sont :

-le Dr Kalilou SYLLA (Côte d’Ivoire), commissaire chargé des services internes ;

-Mme Francess ALGHALI (Sierra Leone), commissaire chargée des affaires politiques, de la paix et de la sécurité ;

-M. Dehpue Yenpea ZUO (Libéria), commissaire chargé des affaires économiques et de l’agriculture ;

-M. Amin Amidu SULEMANI (Ghana), commissaire chargé des infrastructures, de l’énergie et de la numérisation ;

PH:DR: Prof Nassirou ARIfARI BAKO, nommé Commissaire chargé du développement humain et des affaires sociales à la Commission de la CEDEAO

-le Professeur Nassirou BAKO-ARIFARI (Bénin), commissaire chargé du développement humain et des affaires sociales ;

-Mme Carla Maria Borges BETTENCOURT (Cap-Vert), vérificatrice générale des institutions de la CEDEAO ;

-le Dr Palokinam PITCHE (Togo), directeur général de l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) ; et

-M. Mam Cherno JALLOW, directeur général du Groupe d’action intergouvernemental contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).

Le Gl Birame Diop appelle à l’unité, la solidarité et le respect mutuel

Le général à la retraite Birame DIOP, l’actuel président de la Commission a appelé à un renouveau de l’unité, de la solidarité et du respect mutuel, qu’il a présentés comme les fondements indispensables pour faire progresser l’intégration régionale et renforcer l’efficacité de la Commission de la CEDEAO. Il a exhorté le personnel et les parties prenantes à œuvrer collectivement à la construction d’une institution unie, cohésive et efficace, capable de répondre aux aspirations et aux défis de la région de l’Afrique de l’Ouest. « Je vous lance à tous un appel solennel : ouvrez la voie à l’unité et à la solidarité, fondées sur le respect mutuel », a-t-il déclaré, soulignant que la force de l’intégration régionale se mesurerait à la capacité collective de la Communauté à rester unie et déterminée. « Un nouveau chapitre s’est ouvert pour l’intégration ouest-africaine. Travaillons ensemble pour en faire un chapitre de paix, de dignité et de prospérité partagée », a-t-il déclaré. « Au-delà des défis auxquels est confronté le processus d’intégration régionale en Afrique de l’Ouest, il nous incombe d’œuvrer pour l’unité de nos États membres et de nos communautés, car c’est à la fois juste et bon de le faire. “Nous devons donc maintenir et développer des canaux de communication ouverts avec toutes les entités et organisations de notre région, y compris nos frères de l’Alliance des États du Sahel.” « Les défis ne connaissant pas de frontières, nous devons continuer à explorer collectivement toutes les voies permettant d’instaurer une coopération pragmatique et mutuellement bénéfique. Cette coopération doit être maintenue et développée sur des questions d’intérêt commun et hautement stratégiques : la sécurité, la connectivité, la circulation des personnes, les projets transfrontaliers, etc. Rien ne doit nous empêcher de travailler ensemble pour l’unité de nos peuples et leur bien-être. »

Dans son discours d’investiture, le nouveau président de la Commission de la CEDEAO, le Général Birame DIOP, a appelé à un renouveau de l’unité, de la solidarité et du respect mutuel, qu’il a présentés comme les fondements indispensables pour faire progresser l’intégration régionale et renforcer l’efficacité de la Commission de la CEDEAO. Il a exhorté le personnel et les parties prenantes à œuvrer collectivement à la construction d’une institution unie, cohésive et efficace, capable de répondre aux aspirations et aux défis de la région de l’Afrique de l’Ouest. « Je vous lance à tous un appel solennel : ouvrez la voie à l’unité et à la solidarité, fondées sur le respect mutuel », a-t-il déclaré, soulignant que la force de l’intégration régionale se mesurerait à la capacité collective de la Communauté à rester unie et déterminée. « Un nouveau chapitre s’est ouvert pour l’intégration ouest-africaine. Travaillons ensemble pour en faire un chapitre de paix, de dignité et de prospérité partagée », a-t-il déclaré.

A propos de la CEDEAO

C’est le 28 mai 1975 que les chefs d’État et de gouvernement de quinze pays d’Afrique de l’Ouest ont créé la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en signant le traité de la CEDEAO, à Lagos, au Nigeria. Le traité de Lagos a été signé par les 15 chefs d’État et de gouvernement du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Liberia, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, de la Sierra Leone, du Sénégal et du Togo, avec pour mission déclarée de promouvoir l’intégration économique dans la région. Le président sénégalais était représenté par le ministre des Affaires étrangères. Le Cabo Verde a rejoint l’Union en 1977. Le seul membre arabophone, la Mauritanie, s’est retiré en décembre 2000. La Mauritanie a récemment signé un nouvel accord d’association en août 2017. Le 29 janvier 2025, le Burkina Faso, le Mali et le Niger se sont officiellement retirés de la CEDEAO. Les États membres actuels de la CEDEAO sont le Bénin, le Cabo Verde, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Nigeria, la Sierra Leone, le Sénégal et le Togo. Considérée comme l’un des piliers de la Communauté économique africaine, la CEDEAO a été créée pour promouvoir l’idéal d’autosuffisance collective de ses États membres. En tant qu’union commerciale, elle vise également à créer un grand bloc commercial unique par le biais de la coopération économique. Les activités économiques intégrées envisagées dans la zone, dont le PIB combiné s’élève à 734,8 milliards de dollars, concernent, entre autres, l’industrie, les transports, les télécommunications, l’énergie, l’agriculture, les ressources naturelles, le commerce, les questions monétaires et financières, ainsi que les questions sociales et culturelles. En 2007, le Secrétariat de la CEDEAO a été transformé en Commission. La Commission est dirigée par le président, assisté d’un vice-président, de cinq commissaires et du vérificateur général des institutions de la CEDEAO, composé de bureaucrates expérimentés qui assurent la direction de cette nouvelle orientation. Le budget de la CEDEAO est essentiellement financé par les recettes collectées par le biais de la taxe communautaire. Cette taxe a été introduite pour financer ses activités. Le taux de la taxe communautaire est fixé à 0,5 % de la valeur CAF des marchandises importées des pays non-membres de la CEDEAO. Dans le cadre de ce processus de renouvellement, la CEDEAO met en œuvre des programmes critiques et stratégiques qui permettront d’approfondir la cohésion et d’éliminer progressivement les obstacles identifiés à une intégration complète. De cette manière, les quelque 300 millions de citoyens de la communauté pourront finalement s’approprier la réalisation de la nouvelle vision qui consiste à passer d’une CEDEAO d’États à une « CEDEAO des peuples » : Paix et prospérité pour tous » d’ici 2050. (Source: ECOWAS)

Quant au président sortant, Dr Omar Alieu TOURAY, il a exprimé sa gratitude pour l’opportunité qui lui a été donnée de servir et a dressé le bilan de son mandat de quatre ans, soulignant que la direction sortante laissait derrière elle « non seulement des souvenirs, des discours et des décisions », mais aussi « un bilan » de réalisations institutionnelles et régionales.

Photo de famille

Anthony OGUNJIMI, du Nigeria, a également succédé à Mme Damtien TCHINTCHIBIDJA, du Togo, au poste de vice-président.

Organisée au nouveau siège de la Commission à Abuja, au Nigeria, la cérémonie a notamment été marquée par le dévoilement de la publication spéciale exclusive « ECOWAS@50 » réalisée par Africa Agenda Network en partenariat avec la Commission de la CEDEAO, la remise symbolique du recueil des résultats de gestion au nouveau président, ainsi que la signature des procès-verbaux de passation de pouvoir par les présidents, vice-présidents et membres statutaires sortants et entrants.

Par ailleurs, les membres nommés d’office dont le mandat a pris fin sont : le Dr Habibu BAPPAH, de la Commission des services internes ; le Dr Kalilou SYLLA (Côte d’Ivoire), commissaire chargé des affaires économiques et de l’agriculture ; la professeure Fatou Sow SARR (Sénégal), commissaire chargée du développement humain et des affaires sociales ; M. Joao Alage Mamadu FADIA (Guinée-Bissau), auditeur général des institutions de la CEDEAO ; et le Dr Melchior AÏSSI (République du Bénin), Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS).


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