
PH:DR: Son Excellence, le président de la République, Romuald WADAGNI
Comme annoncé depuis son avènement, le Président de la République, Romuald WADAGNI a tenu son Conseil des ministres mensuel ce mercredi 02 Sept 2026. Pour capitaliser les acquis et renforcer la promotion sociale, des décisions sont prises à l’endroit des Apprenants handicapés. Une réunion gouvernementale qui a abouti à de nombreuses nominations. Cette vague de nominations était prévisible, car très attendue depuis sa prise de fonction les choses étaient encore en l’état en ce qui concerne la structuration de beaucoup de ministères.
Aline ASSANKPON
Des mesures normatives :
Transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification de l’adhésion de la République du Bénin au Fonds pour le Développement des Exportations en Afrique.
Ce fonds vise à combler l’important déficit de financement qui empêche les entreprises publiques et privées exportatrices africaines de relever le niveau de leurs activités et, plus largement, des échanges intra-africains.
Le Bénin étant membre de l’AFREXIMBANK qui en est l’initiatrice, la ratification de son adhésion au Fonds permettra aux opérateurs économiques béninois de bénéficier de son accompagnement et de ses multiples instruments, favorisant ainsi l’industrialisation et le renforcement des exportations nationales à forte valeur ajoutée.
Des mesures sociales au profit des trois ordres d’enseignement à la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027.
En conformité avec la Vision nationale de développement à l’horizon 2060, les présentes mesures visent à assurer une éducation de qualité pour tous et témoignent de la volonté du Gouvernement de développer un capital humain sain, compétent et compétitif.
Elles participent à la mise en œuvre des axes d’interventions prioritaires que sont le renforcement de l’accès et de la qualité de l’éducation pour tous, ainsi que le développement de l’Enseignement et de la Formation Technique et Professionnelle.
Elles consistent en : s’agissant des Enseignements maternel et primaire :
- l’augmentation, dès la rentrée scolaire 2026-2027, du taux de couverture des écoles publiques en cantines scolaires pour passer d’environ 1,4 million d’écoliers impactés au cours de l’année scolaire écoulée à 1,9 million d’écoliers. Ceci est rendu possible par une montée en charge de l’Agence nationale d’Alimentation et de la Nutrition, par l’accroissement des moyens mis à sa disposition, en vue d’améliorer la qualité des prestations fournies aux enfants ;
- renforcement de la sécurité dans les zones frontalières affectées par l’insécurité où, pour préserver les populations et particulièrement les apprenants, certaines écoles ont été délocalisées. A cet effet, un plan d’urgence a été élaboré pour la continuité de l’enseignement et la prise en charge humanitaire et sociale des apprenants et des enseignants.
Au niveau de l’Enseignement secondaire :
- le lancement des travaux de reconstruction du lycée de jeunes filles d’Abomey ;
- la poursuite des travaux de réhabilitation des deux lycées militaires que sont le Prytanée militaire de Bembèrèkè et le Lycée militaire des Jeunes filles de Natitingou afin d’offrir de meilleures conditions d’études aux enfants talentueux qui y sont inscrits ;
- la réhabilitation et l’équipement de tous les lycées de jeunes filles (Abomey, Lokossa, Natitingou, Ouidah, Parakou, Porto-Novo, etc.), pour les mettre aux normes et améliorer les standards afin de générer plus d’impacts sur la formation des filles ;
- la réalisation d’un premier lot de 12.000 tables et bancs au profit des collèges d’enseignement général pour pallier les déficits liés à l’accroissement du nombre d’apprenants. Par ailleurs, après une évaluation exhaustive des déficits en mobiliers et salles de classe, le Conseil a instruit les ministres concernés d’élaborer un plan de résorption à court et moyen termes.
En ce qui concerne l’Enseignement supérieur et la Formation technique :
Plusieurs mesures phares ont été prises dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des étudiants et sont relatives au transport, aux bourses, à la restauration et au cadre de vie.
Ensuite, des mesures sociales ont été adoptées pour la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027. Elles concernent l’extension des cantines scolaires à 1,9 million d’écoliers, la reconstruction et la réhabilitation de lycées, la fourniture de mobilier scolaire, ainsi que la revalorisation des bourses étudiantes (+49% selon les filières). Le Conseil des ministres a décidé de la relance du transport universitaire avec 63 bus neufs. La réhabilitation ou la construction de restaurants universitaires est également inscrite dans le plan social. Le Gouvernement a également instauré la gratuité des inscriptions pour les filles en filières techniques et l’octroi de bourses aux bacheliers handicapés. Toutes ces mesures sont estimées à 30 milliards FCFA.
Toujours sur le volet social, le Conseil des ministres a annoncé le renforcement de la politique d’inclusion des personnes handicapées. Il a décidé l’exonération des frais de scolarité pour 5 000 élèves handicapés, la distribution d’aides techniques (fauteuils roulants, tricycles, cannes, etc.) pour environ 1 000 bénéficiaires par an. Le gouvernement annonce le renforcement de la dotation pour soutenir l’autonomisation économique d’un nombre plus important de personnes handicapées.
De 200 000 000 FCFA, la dotation passe à 400 000 000 FCFA par an. Par cette mesure, le gouvernement entend « accompagner plus de bénéficiaires pour leur garantir un meilleur accès aux intrants, à la formation et aux technologies nécessaires à la création, au développement et à la compétitivité des projets entrepreneuriaux des personnes handicapées. »
Dans le secteur agricole, le gouvernement a lancé la phase pilote du Programme de productivité agricole pour 2 000 producteurs de maïs. Ce programme intègre la fourniture de semences hybrides, d’engrais, de services de mécanisation. Il est également prévu un mécanisme de protection sociale doté d’une assurance maladie et retraite. En matière d’infrastructures sociales, il est prévu la construction de 35 centres intégrés économiques, sociaux et numériques dans 26 communes, afin de moderniser les services sociaux et de renforcer la protection des populations vulnérables. Sur le plan énergétique, des conventions de concession ont été signées pour l’électrification hors réseau de 12 localités rurales. Enfin, le Conseil a procédé à de nombreuses nominations dans plusieurs ministères.
Mesures spéciales pour l’inclusion des personnes handicapées.
Ces dernières années, la politique ambitieuse du Gouvernement en faveur des personnes en situation de handicap a permis d’enregistrer des avancées notables portées notamment par la loi n°2017-06 du 29 septembre 2017 portant protection et promotion des droits des personnes handicapées en République du Bénin et ses décrets d’application.
Ainsi, en vue de concrétiser l’amélioration des conditions de vie des personnes handicapées, des mesures préférentielles ont été prises à leur profit en vue d’un accès plus facile aux aides techniques et autres moyens de mobilité adaptés, à l’éducation, à la formation, à l’emploi public et privé, à l’entrepreneuriat, aux loisirs et aux transports en commun.
Ces mesures ont principalement consisté en la distribution de milliers de cartes d’égalité des chances, en l’appui de l’Etat à des centaines de personnes handicapées pour le développement de leurs initiatives entrepreneuriales, au recrutement de plus de cinquante (50) personnes handicapées en application du quota de 5% et de la majoration de cinq (5) ans d’âge à leur profit lors de divers concours d’accès à l’emploi public, ainsi que des appuis divers.
Pour capitaliser les acquis et renforcer l’inclusion sociale de nos concitoyens porteurs de handicaps, le Conseil a adopté une série de nouvelles mesures à eux dédiées.
Mise en œuvre de la phase pilote du Programme de productivité agricole et de protection sociale des agriculteurs du Bénin.
Dans le cadre de ses actions visant à améliorer durablement les conditions de vie et les revenus des agriculteurs, le Gouvernement a initié le Programme de Productivité agricole et de Protection sociale des Agriculteurs, dont la phase pilote sera consacrée aux producteurs de maïs.
Ce programme repose sur une approche intégrée articulée autour de trois composantes complémentaires : l’amélioration de la productivité agricole, la sécurisation des revenus des producteurs et leur accès progressif à des mécanismes de protection sociale.
Au titre de l’amélioration de la productivité, il est prévu de mettre à la disposition des producteurs un paquet intégré comprenant notamment des semences hybrides à haut rendement, des engrais, des produits phytosanitaires et des amendements de sols. Ces appuis seront complétés par des services de mécanisation, un conseil agricole renforcé ainsi qu’un suivi numérique des exploitations.
En ce qui concerne la sécurisation des revenus, le programme s’appuie sur le Mécanisme national d’agrégation et de régulation des productions vivrières, afin de faciliter l’écoulement des récoltes et de permettre aux producteurs de mieux valoriser les gains de productivité réalisés.
La composante relative à la protection sociale prévoit, quant à elle, l’accès des producteurs à une assurance maladie couvrant jusqu’à six personnes par ménage, soit deux adultes et quatre enfants, ainsi qu’à un mécanisme de retraite et/ou de dépôt à terme. La prime annuelle individuelle d’assurance maladie, sera avancée par le programme puis remboursée à partir d’une fraction de la production.
Afin d’expérimenter cette approche intégrée avant sa mise à l’échelle, une phase pilote sera mise en œuvre au cours de la petite saison des pluies de 2026. Elle concernera 2.000 producteurs, exploitant chacun une superficie moyenne de 1,5 hectare, soit une superficie totale d’environ 3.000 hectares.
Les résultats et enseignements qui en découleront permettront d’évaluer l’efficacité du modèle et de définir les modalités de son extension progressive à d’autres filières et zones agroécologiques du pays.
Le dispositif prévoit le recours à des prestataires spécialisés de conseil agricole et le déploiement d’une plateforme numérique pour l’identification et la géolocalisation des producteurs et des parcelles ainsi que le suivi des opérations culturales, des intrants et des rendements.
Par ailleurs, le Conseil a autorisé la mise en œuvre du programme et instruit les ministres concernés à l’effet d’accomplir les diligences nécessaires à cette fin et autorisé la signature des conventions de concessions pour l’électrification hors-réseau de douze (12) localités. Et au titre des mesures individuelles, une vague de nominations au niveau du 14 ministères.
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