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AfCoDD VI Nairobi : De la théorie à la stratégie pure : Comment l’Afrique peut-elle enfin s’imposer comme un décideur mondial ?


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  • « Décideurs, pas spectateurs : faire progresser l’agenda des réformes structurelles de l’Afrique dans une architecture financière mondiale résistante aux réformes ».
  • “Près de 4 000 milliards de dollars ont fui le continent en flux financiers illicites et fuite de capitaux entre 1970 et 2018”.

PH:DR: Janet Zhou – la Directrice exécutive de l’AFRODAD

1er panel : La réflexion et les échanges autour de cette thématique a presque plongé les participants dans l’univers des réformes globales. Face à un système historiquement hermétique, des voix fortes comme celles de Janet Zhou, Paul Zikazwe ou encore Vincent Simoukoua ont rappelé que l’Afrique ne doit plus attendre la permission des institutions mondiales pour bouger.

Janet Zhou a d’ailleurs résumé cette urgence par une formule marquante : « L’avenir de la dette africaine doit être écrit par les Africains. Nous voulons construire nos propres outils, nous voulons construire notre propre maison ».

2ème panel : « Déployer les actifs stratégiques du continent pour écrire les règles de la gouvernance de la dette internationale » a enchaîné sur la question des ressources. C’est là qu’a été lancé le Black Paper de la campagne Stop The Bleeding avec des chiffres qui glacent le dos : près de 4 000 milliards de dollars ont fui le continent en flux financiers illicites et fuite de capitaux entre 1970 et 2018. De plus, en moyenne 16,7 % des revenus des gouvernements africains sont aujourd’hui engloutis par le seul service de la dette. Aux côtés de Chenai Mukamba, à nouveau Janet Zhou et du sénateur Andrew Omtatah qui a parrainé le rapport, les débats ont montré qu’il faut d’urgence stopper cette hémorragie économique.

“L’Afrique n’est pas un mendiant, c’est un créancier net du reste du monde. Nos minéraux critiques, notre poids démographique et nos marchés doivent devenir de vrais leviers de négociation pour imposer la Position africaine commune”.

Ph:DR: Memory Kachambwe

Rappelant l’impact humain derrière ces statistiques, Memory Kachambwe a martelé : « Quand les services publics reculent, ce sont les femmes qui deviennent les amortisseurs de la crise ».

3ème panel : Enfin, la journée s’est projetée vers l’avenir avec la session « De la gestion de la dette à la justice financière : exploiter l’intelligence artificielle pour faire progresser la position africaine commune sur la dette ». C’était fascinant de voir comment l’IA peut dépasser le simple outil technique pour devenir une arme de justice financière, capable d’auditer les flux et de consolider scientifiquement nos arguments. De la gestion technique à la quête de justice financière, cette deuxième journée se referme sur un sentiment d’urgence collective : nous avons les arguments, les ressources et désormais la feuille de route. (Reportage : J.B.)


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