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AfCoDD VI (Nairobi) : La conférence s’ouvre avec un appel à parler d’une seule voix sur la dette


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  • « La crise ne peut pas être celle d’un seul pays. La solidarité et la négociation sont nécessaires afin de trouver des solutions à la crise de la dette en Afrique »
  • “La position commune africaine sur la dette doit devenir un instrument de négociation. L’Afrique n’a pas besoin de permissions pour exercer son pouvoir »

Ouverture officielle de l’AfCoDD VI à Nairobi au Kenya du 25 au 28 Août 2026

La 6ᵉ édition de la Conférence africaine sur la dette et le développement (AfCoDD VI) a été officiellement lancée ce 25 août à Nairobi, au Kenya. Organisée par l’African Forum and Network on Debt and Development (AFRODAD), la conférence réunit des représentants de gouvernements, des parlementaires, des organisations de la société civile et des mouvements féministes autour de la dette publique africaine et des réponses à apporter à son évolution.

À l’ouverture de la cérémonie, la Présidente du Conseil d’administration d’AFRODAD, Barbara Kalima-Phiri, a appelé à une réponse collective à la crise de la dette. « La crise ne peut pas être celle d’un seul pays. La solidarité et la négociation sont nécessaires afin de trouver des solutions à la crise de la dette en Afrique », a-t-elle indiqué.

Selon elle, l’AfCoDD a été créée pour répondre à l’absence de certains mécanismes destinés à soutenir le développement en Afrique. La conférence doit notamment permettre de réfléchir aux moyens de soutenir la mise en œuvre des instruments de l’Union africaine.

Barbara Kalima-Phiri a également appelé les pays africains à renforcer leur capacité de négociation face aux créanciers. «Ils ne doivent pas négocier leur souveraineté », a-t-elle déclaré, avant d’appeler à « construire un pouvoir qui permet de négocier collectivement ».

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Elle a indiqué que la dette africaine totale atteignait 170 % et que les gouvernements africains payaient des taux d’intérêt proches de 10 %, contre des niveaux plus faibles aux États-Unis et en Europe.

Pour elle, la position commune africaine sur la dette doit devenir un instrument de négociation. « L’Afrique n’a pas besoin de permissions pour exercer son pouvoir », a-t-elle affirmé. « Nous devons nous réorganiser pour l’espace africain ».

Prenant la parole au nom de l’ensemble des co-organisateurs, la Directrice exécutive de l’Institute for Social Accountability (TISA), Diana Gichengo, a appelé les participants à porter une position collective.

Elle a estimé qu’une coopération entre les États africains pourrait permettre au continent de peser davantage sur l’architecture financière mondiale. « Un jour, les États africains contrôleront l’architecture financière mondiale si nous travaillons ensemble », a-t-elle affirmé.

Diana Gichengo a également évoqué les effets de la dette sur les populations. Selon elle, les créanciers sont payés dans les délais alors que des populations manquent de ressources pour accéder aux services essentiels.

Elle a par ailleurs appelé à disposer de dirigeants politiques panafricains capables de défendre les intérêts du continent. « Le futur de la dette africaine doit être écrit par les Africains »

La Directrice exécutive de l’AFRODAD, Janet Zhou, a relevé la présence de représentants de gouvernements, de mouvements féministes et de parlementaires lors de la rencontre. Elle a annoncé que les participants devraient formuler de nouvelles résolutions au terme de la conférence. « Que l’Afrique parle d’une seule voix et que le monde commence à écouter », a-t-elle déclaré.

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Janet Zhou a ensuite procédé à l’ouverture officielle de l’AfCoDD VI, qui se poursuit jusqu’au 28 août 2026 à Nairobi.  (Source : influencemag.ci)


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