
Ph:DR: Le secrétaire général du Pool de l’électricité de l’Afrique de l’Ouest (WAPP), M. Abdoulaye DIA, et le ministre délégué chargé de la mobilisation des ressources extérieures et de la dette, M. Hugues Oscar LOKOSSOU.
Le secrétaire général du Pool de l’électricité de l’Afrique de l’Ouest (WAPP), M. Abdoulaye DIA, a été reçu en audience le 3 août 2026 à Cotonou, au Bénin, par le ministre délégué chargé de la mobilisation des ressources extérieures et de la dette, M. Hugues Oscar LOKOSSOU.
Cette rencontre a permis au Secrétaire Général de présenter le WAPP, ses missions ainsi que son rôle dans le développement et l’intégration du secteur électrique en Afrique de l’Ouest. Il a notamment fait le point sur les avancées du Marché Régional de l’Électricité de l’Afrique de l’Ouest, en mettant l’accent sur le lancement imminent de sa Phase 2, consacrée au Marché du Jour pour le Lendemain (Day-Ahead Market).
Cette nouvelle étape devrait contribuer à renforcer les échanges transfrontaliers d’électricité, à optimiser l’utilisation des ressources énergétiques disponibles dans la région et à offrir de nouvelles opportunités aux différents participants au marché.
Les discussions ont également porté sur les retombées économiques potentielles pour le Bénin, notamment à travers les flux financiers et les transactions en devises qui seront générés par le fonctionnement du marché régional. Dans cette perspective, le Secrétaire Général a sollicité l’accompagnement du Ministre afin de faciliter, dans le respect de la réglementation en vigueur, les transactions internationales en devises nécessaires au bon fonctionnement du marché. Le Ministre qui a servi au siège de la BCEAO à Dakar, ne manquera pas d’aider au démarrage prochain de la Banque de compensation du Marché avec laquelle le WAPP a signé un contrat le 13 juillet 2026.
Cette audience témoigne de la volonté du WAPP de renforcer sa collaboration avec les autorités béninoises et de consolider les conditions nécessaires à la réussite du Marché Régional de l’Électricité, au service d’une intégration énergétique accrue en Afrique de l’Ouest.
A propos de la CEDEAO
C’est le 28 mai 1975 que les chefs d’État et de gouvernement de quinze pays d’Afrique de l’Ouest ont créé la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en signant le traité de la CEDEAO, à Lagos, au Nigeria.
Le traité de Lagos a été signé par les 15 chefs d’État et de gouvernement du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Liberia, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, de la Sierra Leone, du Sénégal et du Togo, avec pour mission déclarée de promouvoir l’intégration économique dans la région. Le président sénégalais était représenté par le ministre des Affaires étrangères. Le Cabo Verde a rejoint l’Union en 1977.
Le seul membre arabophone, la Mauritanie, s’est retiré en décembre 2000. La Mauritanie a récemment signé un nouvel accord d’association en août 2017. Le 29 janvier 2025, le Burkina Faso, le Mali et le Niger se sont officiellement retirés de la CEDEAO.
Les États membres actuels de la CEDEAO sont le Bénin, le Cabo Verde, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Nigeria, la Sierra Leone, le Sénégal et le Togo. Considérée comme l’un des piliers de la Communauté économique africaine, la CEDEAO a été créée pour promouvoir l’idéal d’autosuffisance collective de ses États membres.
En tant qu’union commerciale, elle vise également à créer un grand bloc commercial unique par le biais de la coopération économique. Les activités économiques intégrées envisagées dans la zone, dont le PIB combiné s’élève à 734,8 milliards de dollars, concernent, entre autres, l’industrie, les transports, les télécommunications, l’énergie, l’agriculture, les ressources naturelles, le commerce, les questions monétaires et financières, ainsi que les questions sociales et culturelles.
En 2007, le Secrétariat de la CEDEAO a été transformé en Commission. La Commission est dirigée par le président, assisté d’un vice-président, de cinq commissaires et du vérificateur général des institutions de la CEDEAO, composé de bureaucrates expérimentés qui assurent la direction de cette nouvelle orientation.
Le budget de la CEDEAO est essentiellement financé par les recettes collectées par le biais de la taxe communautaire. Cette taxe a été introduite pour financer ses activités. Le taux de la taxe communautaire est fixé à 0,5 % de la valeur CAF des marchandises importées des pays non-membres de la CEDEAO.
Dans le cadre de ce processus de renouvellement, la CEDEAO met en œuvre des programmes critiques et stratégiques qui permettront d’approfondir la cohésion et d’éliminer progressivement les obstacles identifiés à une intégration complète. De cette manière, les quelque 300 millions de citoyens de la communauté pourront finalement s’approprier la réalisation de la nouvelle vision qui consiste à passer d’une CEDEAO d’États à une « CEDEAO des peuples » : Paix et prospérité pour tous » d’ici 2050.
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