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Titres publics : les États de l’UEMOA en quête de 5,5 milliards $ au deuxième trimestre 2026


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PH/DR: Les huit États membres de l’Union prévoient de lever un montant global de 3075,5 milliards FCFA (5,53 milliards $) sur le marché régional des titres publics au deuxième trimestre 2026.

Portés par un environnement monétaire plus accommodant et des besoins budgétaires persistants, les États membres de l’UEMOA intensifient leur recours au marché régional de la dette.

Selon le calendrier prévisionnel publié par UMOA-Titres, les huit États membres de l’Union prévoient de lever un montant global de 3075,5 milliards FCFA (5,53 milliards $) sur le marché régional des titres publics au deuxième trimestre 2026. Il s’agit d’une enveloppe en hausse de 18,3 % par rapport aux 2600 milliards FCFA programmés à la même période en 2025.

Une répartition dominée par la Côte d’Ivoire

Dans le détail, ces levées se répartissent entre 1050,2 milliards FCFA de bons assimilables du Trésor (BAT) et 2025,3 milliards FCFA d’obligations assimilables du Trésor (OAT), avec un total de 1119,09 milliards FCFA attendus au mois d’avril, 977,41 milliards FCFA en mai et 979 milliards FCFA en juin.

Sur cette période, la Côte d’Ivoire, locomotive économique de la zone, s’impose comme le principal émetteur du marché régional, avec un programme de 980 milliards FCFA, soit près d’un tiers du volume global. Elle est suivie du Sénégal (658 milliards FCFA), du Niger (420 milliards FCFA) et du Mali (380 milliards FCFA). Le Burkina Faso prévoit de mobiliser 272,5 milliards FCFA, contre 188 milliards FCFA pour le Togo. La Guinée-Bissau (95 milliards FCFA) et le Bénin (82 milliards FCFA) ferment la marche.

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Ces levées de fonds devraient permettre aux États de la zone de financer leurs budgets et de couvrir leurs besoins de trésorerie à court, moyen et long termes, le marché des titres publics étant devenu leur principale source de financement.

Cette orientation s’appuie sur un niveau d’endettement jugé globalement soutenable, avec un encours de la dette publique estimé à 63 % du PIB fin 2025, selon le dernier rapport sur la politique monétaire dans l’UMOA. Elle profite également d’une amélioration notable de la liquidité bancaire, en hausse de 37,9 % au quatrième trimestre 2025. À cela s’ajoute l’assouplissement monétaire opéré par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en mars 2026, avec une baisse de 25 points de base des taux directeurs, afin de soutenir la croissance de la zone.


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