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WILDAF-Bénin en Campagne contre les VBG facilitées par le Numérique : Les TIC au service du droit, la jeunesse en action à Allada


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PH: DR: WILDAF-Bénin en Campagne contre les VBG facilitées par le Numérique au CEG 1 d’Allada

Le vendredi 29 novembre 2025, une équipe composée des membres de la Coordination et du Bureau du Réseau WILDAF-Bénin, a effectué une visite au CEG 1 d’Allada pour mener une activité de campagne et de sensibilisation sur la lutte contre les Violences basées sur le Genre (VBG) facilitée par le numérique. Responsables administratifs et Elèves du collège, très enthousiastes et conscients de la dangerosité cette arme à double tranchant qu’est le numérique, se sont engagés à relayer les informations reçues autour d’eux et en familles.

Aline ASSANKPON

PH:DR: Le présidium à l’ouverture des échanges avec le Directeur du CEG1 (debout) et les Représentants de WILDAF-Bénin

Seize jours d’activismes pour dire Non et redire Non à toutes formes de violences faites aux femmes et aux filles. Fidèle à son engagement qui consiste à promouvoir les droits de la femme et des jeunes filles, le Réseau WILDAF-Bénin, bénéficiaire (avec d’autres organisations de la société civile) des kits de sensibilisation de la part de l’Institut National de la Femme (INF), a effectué une descente au CEG1 d’Allada le vendredi 28 novembre pour l’édition 2025 de la campagne.

 

Placée sous le thème, « Les TIC au service du Droit : Jeunesse en Action », cette activité d’information et de sensibilisation est en lien avec la thématique des Nations Unies, « Tous et Toutes uni.e.s pour mettre fin aux violences numériques faites aux Femmes et aux Filles ».

PH/DR/ Les élèves aussi dans la campagne contre les VBG facilitées par le numérique.

En effet, la quinzaine de lutte contre les violences basées sur le Genre (VBG) s’inscrit dans une démarche stratégique qui vise à outiller les Apprenants en occurrence, les adolescent-e-s, les jeunes face aux enjeux du numérique et à consolider leurs acquis en matière de droits humains. Il s’agit particulièrement les VBG facilitées par le Numérique.

« Aujourd’hui, les téléphones, l’Internet et les Réseaux sociaux occupent une place importante dans notre quotidien. Ils nous permettent d’apprendre, de communiquer et de nous exprimer ; mais ces outils peuvent aussi devenir des espaces de violences : insultes, harcèlement en ligne, sextorsion, diffusion non autorisée de photos, chantages, rumeurs… » a déclaré Mme Aurélie GBEFFE, Trésorière Générale Adjointe (TGA) représentant la Coordonnatrice nationale du Réseau WILDAF-Bénin dans son allocution d’ouverture des travaux.

« Ces infractions détruisent les vies, créent l’isolement, blessent en silence et laissent des traces profondes qui touchent toutes les couches de notre société mais particulièrement les jeunes » a souligné Mme GBEFFE.

A travers une anecdote vécue dans la matinée, le Directeur du Collège d’Enseignement Général I (CEG 1) d’Allada, M. André HOUEHOU dira que c’est un problème d’actualité. « Les Adolescents et Adolescentes, sont très portés vers le numérique. Pas plus tard ce matin, j’ai réglé un problème de numérique où un garçon et une fille s’insultaient sur les réseaux sociaux. Nous les avons rencontrés sur la plainte de l’un des parents et nous n’avons pas encore fini de régler ce problème… »

A l’endroit des élèves, le Directeur HOUEHOU les invite à prêter une oreille attentive à tout ce qui sera dit à cette séance et à poser toutes sortes de questions liées au numérique afin d’avoir plus d’informations nécessaires pour son utilisation.

Il va pour finir, remercier les organisateurs de ladite séance pour avoir choisi ce thème : « Les réponses que vous allez apporter permettront aux jeunes enfants, de savoir utiliser le numérique pour éviter de : s’exposer ; se mettre au travers de la loi ; car dit-on souvent, nul n’est censé ignorer la loi ».

La Cheffe du Projet, « Droits humains et Droits des Femmes et des filles », Mme Scholastique ASSOGBA va planter le décor avec une brève présentation du Réseau WILDAF-Bénin et de l’historique de la Campagne contre les VBG.

Le chef du Programme ANESVAD/MTN, M. Angelo Hounguê, à travers une projection commentée sur les « TIC au service du Droit : Jeunesse en action » a présenté ce qu’est l’identité numérique et ses composantes ; la citoyenneté numérique ; les différentes formes de VBG faites aux filles ; les conséquences pour les survivant.e.s ; les autres formes de VBG ; les acteurs de protections que sont les forces de sécurité, les associations de défenses de droits de femmes, la justice et les psychologues spécialistes de prise en charge, le Réseau WILDAF-Bénin et l’INF et les sanctions encourues.

L’objectif à terme consiste à informer, à protéger et à responsabiliser les jeunes parce que le numérique est désormais à la portée de tous et toutes ; cependant, il faut savoir l’utiliser en toute sécurité et ne pas trop s’exposer dangereusement. Les jeunes sont ainsi invités à être un acteur de changement en refusant la violence et en adoptant des comportements responsables. Renforcés sur la citoyenneté et les enjeux du numérique, ils sont informés et outillés à travers quelques affiches, des messages de sensibilisation, des flyers, des autocollants, tee-shirt et casquette sur les canaux digitaux de référencement en cas de VBG mis à leur disposition. Ils promettent de relayer les informations auprès de leurs paires et en familles.

Seules quelques-unes des filles ont eu le courage de se confier sur les VBG subies durant leurs cursus scolaires. A travers leurs confidences, elles ne peuvent même pas se fier aux enseignants, ni aux responsables administratifs pour lesquels, elles sont des proies faciles. L’une d’entre elles invite les membres du Réseau Wildaf-Bénin à revenir pour sensibiliser les enseignants et les responsables administratifs.

Pour sa part, le Censeur de l’Établissement invitera les organisateurs à créer un club de jeunes pour les informations et les référencements. Ils pourront être encadrés par un responsable du Réseau afin de leur apporter réponses et solutions aux problèmes de VBG auxquels elles sont OMCconfrontées.

Rappelons que pour donner un élan mondial à la mobilisation, les Nations Unies lancent la campagne internationale ‘’16 jours d’activisme contre les VBG ‘’ célébrée chaque année du 25 novembre au 10 décembre, ce qui devient une forte période de plaidoyer, de sensibilisation communautaire et de communication de masse qui se poursuit encore à travers le pays.


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