
PH:DR: la propreté d’une municipalité est le résultat de multiples actions…
Dégringolade des villes sud-africaines montée en puissance des villes nigérianes et percée de la capitale économique béninoise : la dernière édition de notre palmarès sur l’attractivité des métropoles du continent est riche d’enseignements sur la façon dont elles s’attaquent au défi de la propreté.
Kigali à la première place et Rabat à la deuxième : la tête du classement 2025 des villes propres d’Afrique est exactement la même que l’an dernier. Pourtant, la méthode de sonde utilisée pour réaliser notre palmarès des 30 villes les plus attractives d’Afrique, dont est issu le classement des villes les plus propres, a légèrement évolué par rapport à l’édition précédente.
Des Sud-Africains plus exigeants
Outre que de nouvelles villes ont été testées, dont Tanger, Marrakech, Pretoria, Mombassa et Dar-es-Salam et que beaucoup plus de personnes ont été interrogées (1918 en 2024 contre 7877 cette année), le profil des personnes sondées a changé. Si, auparavant, le panel était essentiellement composé de la communauté des lecteurs de Jeunes Afrique et The Africa Report, il est cette année majoritairement composé de résidents permanent des villes concernées grâce à la participation de notre partenaire Sagaci Research.
Ce classement est le fruit d’une enquête menée au cours du mois d’octobre 2025 auprès de 7877 personnes réparties dans 41 villes au continent.
Un changement de profil qui a eu des répercussions sensibles, notamment pour les villes sud-africaines, dont les résidents ont un avis beaucoup plus sévère vis-à-vis de leur ville que celui de notre communauté. Le Cap perd ainsi 4 places, passant de la 5è à la 9è place, et, surtout, Johannesburg dégringole, en chutant de la 7è à la 29è place. Le même constat peut être fait pour les résidents d’Accra, qui tombe de la 10è à la 24è place, d’Alexandrie (de la 3è à la12è place), de Lusaka (de la 12è à la 26è place). Assez peu de villes en revanche, font le chemin inverse, principalement du fait que six nouvelles métropoles entrent dans le classement, dont certaines placées très haut, comme les marocaines Tanger (4è) et Marrakech (5è). Deux exceptions notables cependant, toutes les deux au Nigeria : Abuja gagne huit places, de la 14è à la 6è position et Lagos, six passant de la 27è à la 21 position.
| Rang 2025 | Précédent | Ville propre |
| 1 | 1 |
Kigali |
| 2 | 2 | Rabat |
| 3 | 6 | Cotonou |
| 4 | – | Tanger |
| 5 | – | Marrakech |
| 6 | 14 | Abuja |
| 7 | 8 | Addis Abeba |
| 8 | 4 | Gaborone |
| 9 | 5 | Le Cap |
| 10 | 9 | Casablanca |
| 11 | – | Pretoria |
| 12 | 3 | Alexandrie |
| 13 | 13 | Abidjan |
| 14 | 19 | Alger |
| 15 | 20 | Le Caire |
| 16 | 17 | Libreville |
| 17 | 21 | Dakar |
| 18 | – | Mombassa |
| 19 | – | Dar-es-Salaam |
| 20 | 15 | Nairobi |
| 21 | 27 | Lagos |
| 22 | – | Durban |
| 23 | 23 | Tunis |
| 24 | 10 | Accra |
| 25 | 16 | Lomé |
| 26 | 12 | Lusaka |
| 27 | 22 | Kampala |
| 28 | 25 | Maputo |
| 29 | 7 | Johannesburg |
| 30 | 29 | Harare |
Cotonou fait son trou
Pour toutes les autres villes, les positions sont sensiblement les mêmes et respectent une réalité : la propreté d’une municipalité est le résultat de multiples actions, souvent assez longues à mettre en œuvre, qu’ils s’agissent d’investissements dans l’assainissement, de l’installation d’une gouvernance dédiée et efficace, de programmes d’éducation de la population voire de l’application d’une politique de répression. Un cocktail dont Cotonou semble avoir la recette puisque la capitale économique du Bénin, 6è l’an passé, apparait désormais comme troisième ville la plus propre d’Afrique. Rendez-vous l’an prochain.
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